Les recueils de nouvelles ne sont pas vraiment prisés des éditeurs. A moins d'être déjà un auteur à succès, il est assez difficile de placer sa prose dans ce domaine. C'est cependant mon domaine de prédilection.
Je rends hommage ici à Sylvie Delmas, auteur, éditrice, femme d'exception à l'esprit toujours en ébullition, à qui la maladie n'a pas laissé le temps de mener à bien tous ses projets. Elle a bien voulu me faire confiance tout comme j'ai eu confiance en ses conseils avisés.
Ils s’aiment, se haïssent, se montrent jaloux ou abusent de leur autorité. Mouvements d’humeur, moments d’incompréhension, difficultés à communiquer font surgir petits problèmes, affrontements ou vrais drames. En vingt nouvelles et textes courts, l’auteur se plaît à illustrer certaines facettes des relations humaines parfois bien tumultueuses. Autant d’occasions de sourire ou de rire, de frémir ou de pleurer.
Elles et Eux est en vente au prix de 15 euros, frais de port compris. ( Chez l'auteur)
Une critique originale d'une lectrice.

"Dans cette œuvre en demi-teinte, heureux mélange fait de causticité et de tendresse, de fantaisie et de générosité, à l’image de son auteure, la très attachante Danielle AKAKPO, et où burlesque et humour noir se conjuguent à la perfection pour souligner la difficulté de vivre à deux, on ne sort pas indemne d’un PREMIER CHAGRIN D’AMOUR, même s’il n’a duré qu’un seul instant. « Je me souviens pourtant qu’il n’y avait rien de sexuel dans mes rêves d’amoureux transi ». Mais qu’est-ce qui avait bien pu me séduire « chez cette petite bonne femme, ce pot à tabac, trois pommes assises » ? La preuve, quand cette INTRUSE entra dans ma vie, et « lorsqu’elle me tendit, négligemment, une main sèche et glacée, un frisson me parcourut de la tête au pied ». J’avais perdu toutes mes ILLUSIONS sur la gent féminine quand, après une SEMAINE INFERNALE, ma vie avait été remise en question. « Au moment du départ, sentant qu’elle s’accrochait et n’ayant aucune envie de l’emmener avec moi, je décidai d’employer la manière forte ». AU REPAS DU SOIR, alors que je m’apprêtais à lui balancer les mots préparés depuis la veille, elle a déclaré comme ça, tout à trac : tu es un DROLE DE DRAGUEUR, « Je ne veux pas savoir où tu as dormi cette nuit ». Puis, ses dernières paroles ont été PASSE-MOI LE SEL. Ca m’a cloué le bec. Après ça, elle m’a jeté un regard assassin et elle est montée se coucher. Depuis, son OMBRE me poursuit partout. Cette nuit, j’ai fait un cauchemar : elle posait entre mon ami GANDIN ET LA POISSONNIERE. « Cette matrone aux joues rouges » m’a lancé « un regard meurtrier » puis s’est écriée avant de me jeter cet horrible poulpe à la figure : « Le voyou, le traître », faire ça à ma CAMILLE MA FILLE. Dans ce MONDE A L’ENDROIT ET A L’ENVERS, je me suis dit que le mieux était de partir. Loin, très loin. « Ce soir du 14 novembre », j’ai fait la connaissance d’une HOTESSE DE L’AIR. « Ses lèvres pulpeuses, teintées de rose, offraient la promesse de langoureux baisers ». Je pensais connaître de merveilleuses « étincelles d’amour » avec elle. Mais, à peine m’étais-je allongé sur le grand lit à baldaquin qu’elle s’est exclamée sur un ton de dépit : AH ! SI L’ON POUVAIT EN AVOIR DEUX. J’ai bien compris qu’elle était toute DESORIENTEE. Forcément ! Puis, sans s’étendre davantage, elle s’est rhabillée et s’est éclipsée sur un AU REVOIR CHARLES. Alors, je suis sorti à mon tour de cet hôtel qui me paraissait tout à coup infâme, et j’ai marché, « tête baissée, lourdement » dans la nuit noire de cet automne 83. Je me souviens que LA NEIGE ETAIT SALE. L’hiver était déjà là. J’ai pleuré tout mon soûl en invoquant ce Dieu probabiliste : DIEU, ES-TU LA ? C’est alors que j’ai rencontré ALDO LE MACHO. Les mauvaises langues disent qu’il est ARROGANT ET LUNATIQUE. Moi, je le trouve sympa, vraiment. Quand il a vu ma détresse, il a dit : T’en fais pas mon vieux, ça, C’EST UN PETIT RIEN DE TOUS LES JOURS. « Les femmes, une de perdue, dix de retrouvées ». Allons prendre un pot pour fêter notre célibat ! a-t-il rajouté en donnant un coup de pied dans un réverbère. "


