Faire partager mes textes, mes coups de
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Posté le 03.03.2008 à 19:46
En traversant le jardin des Utopies
Pour rentrer chez moi – j'habite en centre ville – il m'arrive de traverser un beau jardin public baptisé par notre municipalité Jardin des Utopies. Je ne saurais vous dire pourquoi. Peut-être parce que cela relevait de l’utopie d’y placer en plein air des statues africaines qui, magnifiques lorsqu’elles étaient neuves – je pensais qu’elles étaient en bronze ! –, sont en train de se transformer en grandes tiges de papier mâché. Peut-être parce que pas mal de collégiens et lycéens y viennent deux par deux y rêver à l’avenir… entre autres choses –
Bref, cet après-midi-là, alors que revenant d' une grande surface qui fêtait son anniversaire à grands coups de promos et de tickets à gratter – je n'ai rien gagné – je remarquais combien la végétation s'était étoffée – ledit jardin n'a que deux ans d'âge – j'admirais les arbrisseaux déjà parés de leurs couleurs automnales, mélanges d'orange, de rouge et d'or, voilà que tout à coup j'aperçois une paire de jambes dépassant d'un massif touffu. Jeans, baskets, rien ne semble frémir. Mon dieu, me dis-je, un brave garçon a pris un malaise ! J'envisage même une agression : Crime aux Jardin des Utopies, à la une du canard local du lendemain matin ! Ce que c'est que de dévorer des polars ! Je m'approche ... pour découvrir un corps d'ado bel et bien en vie, allongé sur celui d'une demoiselle qui m'avait tout l'air de frétiller d'aise. "Faut pas s'gêner", ai-je murmuré en étouffant de rire. J'ai repris ma route, incapable de réprimer mon hilarité. Ceux qui m'ont croisée vers 17h30 ce jour-là ont dû me prendre pour une illuminée !




Posté le 27.02.2008 à 13:55

 Passage à vide
       « Trop classique, manque d’originalité, écriture molle ! Reprends-moi ça, et vite. » Voilà tout le bien que pensait mon éditeur du tapuscrit de mon troisième roman ! Ça m’a fichu un sacré coup ! D’autant plus qu’il avait le raison, le bougre. Je sentais bien que ma plume fatiguait depuis quelque temps, que mon style s’effilochait, perdait de la consistance. S’il n’y avait eu que ma plume… Mes neurones aussi fonctionnaient au ralenti. J’étais devenu… mou ! Mais m’entendre balancer cette vérité à la figure, vous imaginez le choc !     
      Aux grands mots les grands remèdes. J’ai ingurgité des litres de café corsé sans aucun effet sur mon énergie créatrice. Seule ma tension artérielle a fait un bon vertigineux. Ça avait marché, pourtant, pour Balzac, mais c’est vrai, je ne suis pas Balzac ! Je me suis dopé au Bourbon, shooté au pastaga, bourré à la Kro. Pas moyen de retrouver la pêche, par contre mon nez a pris une belle couleur fraise. En désespoir de cause, je suis allé sonner chez mon jeune voisin, celui qui a eu quelques ennuis avec la justice. Il cultivait des plants de cannabis sur son balcon. Et alors, s’il n’aimait pas les géraniums ? Pas besoin de lui faire un dessin. Devant ma mine défaite, mon regard éteint, il a compris : « Toi l’écrivaillon, t’as plus l’inspiration, t’es à sec. J’ai ce qu’il te faut. » Il m’a glissé dans la main trois capsules blanches.
     J’ai passé une nuit de rêve. En fait, ce fut plutôt une succession d’images délirantes qui peuplèrent mon sommeil. Croyez-moi si vous voulez. D’abord, il y a eu ce garçon à la crinière brune qui jouait du piano debout, tentant désespérément de garder son équilibre à cause des groupies déchaînées accrochées à ses jambes de pantalon. Puis je me suis retrouvé sur la paille d’une geôle, face à un barbu peu reluisant qui hurlait : « De l’absinthe, donnez-moi de l’absinthe ou je vais crever !» Le pauvre a fini par fondre en larmes en balbutiant : « Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville... » tandis qu’une diva le pressait sur son sein consolateur en roucoulant : « Ah ! je ris de me voir si belle en ce miroir ! » Je n’étais pas au bout de mes surprises. Changement de décor : bureau, drapeau tricolore, une beauté longiligne, l’œil coquin, un nain de jardin en costume cravate juché sur son épaule, grattait sa guitare en susurrant : » Quelqu’un m’a dit, de vous présenter ses vœux à sa place cette année, quelqu’un m’a dit … » Nouveau changement de décor et nous voilà tous dans le désert, le pianiste, les groupies, le poète, la diva, la beauté, le nain et moi. Un troupeau d’éléphants roses s’avançait à notre rencontre conduit par un bataillon de souris vertes. Nous sommes partis pour une joyeuse balade à dos de pachyderme.
     Au réveil, un irrépressible élan m’a propulsé jusqu’à mon clavier. Tac, tac, tac, ça y allait, les amis ! Les petites pattes des souris vertes couraient sur les touches encore plus vite que mes doigts. Je jubilais. En trois heures, je lui avais pondu un tapuscrit d’enfer à Berlier. J’allais le créer l’évènement cette fois. Vous savez ce qu’il m’a répondu en retour, Berlier : « Complètement farfelu ! Impubliable ! »
     Je n’en peux plus. Vous connaissez un autre remède que le crack ?











Posté le 19.02.2008 à 14:41
Quelques choses que je sais de moi … et que vous auriez peut-être envie de savoir…
 
Date et lieu de naissance : 6 mars…. À Saint-Étienne, donc poisson, mais un poisson qui a peur de l’eau !
Situation de famille : mariée, deux filles et une fois grand-mère depuis le 15 août 2006.
Profession : retraitée.
Ancien cadre administratif, je remercie l’Éducation nationale de m'avoir donné l’opportunité de me familiariser avec le traitement de texte et Internet. Pour quoi d’autre pourrais-je la remercier ? Mon salaire, ma retraite ? Ç’aurait pu être beaucoup mieux ! M’avoir fait voyager sans que je ne demande rien ? Ma foi, passons sur le Doubs où l’ambiance était à mourir (et pas de plaisir, comme le chantait Herbert Léonard !) mais Rouen, c’était pas si mal et j’espère bien aller la revoir un jour, ma Normandie.  Bon, c’est fini tout ça ! L’heure de la retraite m’a rattrapée. Que c’était bien de m'en aller les mains pleines de cadeaux (de mes bons collègues, évidemment) en me payant le culot d’un discours en chansons pour régler quelques comptes avec ma hiérarchie. (à lire sur ce blog !)
Que l’on ne me dise pas que je suis vieille… Il m’arrive d’avoir quinze ans d’âge mental !
Où je vis : à Saint- Etienne, ma pauvre ville que je ne reconnais plus. Elle est devenue belle, dit-on, design, fleurie (les cimetières aussi sont fleuris!) mais elle est triste parce que les emplois s’y font rares et que la jeunesse s’expatrie.
Depuis quand j’écris, comment m’est venue cette passion ?  C’est la question bateau. Ma réponse ne le sera pas. Lectrice vorace depuis l’enfance, abonnée aux rédactions, dissertations à rallonge, oui j’ai aimé très tôt écrire mais le travail, les enfants, les soucis m’ont amenée à tirer un trait sur cette passion pendant de longues années. Peu avant la cinquantaine, c’est la musique qui m’a fait signe. À force d’accompagner mes filles à leur cours d’orgue, de les voir s’éclater à la maison sur leur instrument, les mains m’ont démangé. Toute cette culture théorique que j’avais emmagasinée dans ma jeunesse, c’était peut-être le moment de la mettre en pratique. Je me suis retrouvée inscrite au cours. Et la musique a été un vrai défouloir pour oublier les tensions, le stress du boulot. Une heure de travail tous les soirs, deux à trois le week-end, et quelques spectacles de variétés ! (voir photo dans press-book !) Curieusement, la musique m’a ramenée vers l’écriture : chansons, parodies, pastiches sur des airs connus, et la machine s’est remise en route.
Ce que j’aime en matière de littérature : les bons polars, Mankell en particulier, les histoires pas trop gaies, un brin ancrées dans la réalité d’où mon coup de cœur pour Olivier Adam. J’ai eu ma période « romans du terroir » mais c’est terminé, je ne supporte plus. Enfin, j’aurai l’occasion de parler sur ce blog des livres que j’ai aimés et qui ne sont pas nécessairement des têtes de gondoles.
Comment je m’occupe ? Bonne question, parce que je ne vois pas le temps passer.
*J’écris, évidemment, et ça prend du temps parce que je suis du genre à biffer, modifier, reprendre sans arrêt. Jamais satisfaite.
*Je fais un peu de musique : mais j’avoue délaisser mon clavier depuis pas mal de temps.
*Je marche, parce que c’est souvent en marchant au hasard, en faisant du lèche-vitrines que j’écris « dans ma tête. » Mais attention, citadine à 100%, je ne me plais pas à la campagne. Au bout d’une journée, j’angoisse.
*Je voyage ? Pas assez. Mes destinations préférées ? Paris parce que je rêve d’y vivre (mais je n’en ai pas les moyens), parce que je ne m’y ennuie jamais, parce que la capitale m’a pris mes grandes filles et qu’il faut bien que j’aille les voir de temps en temps pour qu’elles n’oublient pas tout à fait leur p’tite maman. Et puis, maintenant il y a Noé, mon petit-fils, merveille des merveilles ! Marseille, une ville que j’adore, allez savoir pourquoi !
*Je fais du bénévolat au centre social de mon quartier : l’accompagnement scolaire, un vrai moment de plaisir, ce qu’ils peuvent m’apprendre de choses, ces gamins !
*J’administre le forum du Cercle Maux d’Auteurs (association dont je suis devenue l’éminente présidente !) C’est grâce à elle que j’ai enfin osé déployer mes ailes et montrer ce que j’écrivais dans le plus grand secret. Je me balade aussi sur divers sites, blogs et forums amis.
Vous comprendrez qu’il me reste peu de temps pour la cuisine, le repassage, le rangement, la couture, toutes tâches profondément ennuyeuses pour lesquelles je n’ai ni penchant ni don.
Ma carrière d’écrivain : un bien grand mot, encore eût-il fallu que je m’y prisse plus tôt (admirez, puristes !)
J’ai une préférence pour la nouvelle, le texte court. J’écris surtout pour le plaisir immense que cela me procure. Et si je peux faire plaisir à d’autres, mon bonheur est complet.
Je suis toutefois ravie d’avoir réussi à publier deux ouvrages que vous pouvez découvrir à la rubrique « Mes livres » (Elles et Eux, recueil de nouvelles, est toujours en vente chez l’auteure, c'est-à-dire moi, l’Homme de Trôo, roman en coécriture, se commande dans toutes les librairies dignes de ce nom).
Des projets ? Superstitieuse, je n’en parlerai pas !
 
Pour conclure :
J’essaie de ne pas trop me prendre au sérieux
Je déteste les gens qui se prennent trop au sérieux
Je m’efforce de lutter contre toutes les formes de discrimination.
Il m’arrive de me définir comme un clown triste. Si je ris, si je délire, c’est bien souvent pour masquer des bouffées d’angoisse ou de spleen.
Et ce sera mon dernier mot !
 


Posté le 18.02.2008 à 17:45
Cher directeur de la publication
 
 
Mon manuscrit, m’avez-vous très poliment répondu par mail, n’a pas suscité chez vous l’élan qui vous aurait fait sauter jusqu’à l’étape publication ? Élan, le mot est de vous, le reste de moi !
Loin de me décourager, cet avis éclairé m’a donné toutes les audaces, notamment celle de récidiver en vous faisant parvenir ce nouveau tapuscrit. Vous ne m'en voudrez pas d'économiser papier, encre et timbres-poste. A la longue, ça finit par grever un budget, ces petites choses. Et puis, je suis si impatiente de vous mettre sous les yeux ma géniale trouvaille!
Lectrice assidue et férue de bonne littérature, je me suis inspirée des meilleures ventes de l’année, plutôt des têtes de gondoles, de ces beaux livres à la couverture en papier glacé ornée de portraits qui attirent l’œil du chaland. Délaissant la nouvelle, j’ai concocté un roman à clés qui, croyez-moi va vous surprendre ! Il se déroule dans les milieux de la télévision. On y retrouve un présentateur breton bien connu pour courir le jupon, mais mon astuce a été de lui prêter une aventure avec Emeline Dalhia, la coquine, qui ne se préoccupe pas que de la météo et de l’avenir de la planète. (J’ai mes sources et Clara Chacal, c'est de la vieille histoire.) En parlant de météo, je n’ai pas oublié Cath Saborde, celle des deux sœurs qui glose en 200 pages sur le bonheur d’être une femme trompée. Rien d’étonnant,  moi, je la fais coucher avec Sophie Daprès, et même avec … sa sœur. Vous verrez aussi comme je l’arrange bien monsieur Mimi du dimanche qui clame bien haut qu’il ne prendra jamais sa retraite. Il revient d’une escapade dans le noir, même s’il s’en cache bien, mais la Belayaille a craché le morceau ! Chez moi, ses escapades, il les fait avec Henri Rougemaque, la jeune Pullvert, même le bon Sagloire de la 6 ! Bon, je veux juste vous mettre l’eau à la bouche. Je ne vais pas tout vous dévoiler.  Sachez simplement que mon roman à clés (je n’ose pas dire clés d’or) se terminera dans un gigantesque boxon où people télé se mêleront au monde de la politique. Les hôtes seront madame Radicha Dita, l’ombre, la voix de son maître, en Dior ou en Prada, et Roseligne Cachalot qui, pour la circonstance se sera fait faire un string à paillettes sur mesure.
Alors, convenez-en, pas besoin de trampoline, monsieur le directeur de la publication. Je vous vois déjà sauter, bondir dans un grand élan d’enthousiasme sur mon contrat d’édition que moi également, dans un grand élan de joie, j’attraperai au vol !
À vous lire sous peu.
P. S : Je n’ai pas encore trouvé de titre. Mais conjuguant nos élans, nous finirons bien par décrocher le meilleur !



Posté le 15.02.2008 à 14:36
Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile,
C’est une femme libérée, tu sais c’est pas si facile…


Rien de génial, pas plus dans les paroles que dans la musique de cette vieille chanson. Il se trouve que je les ai revus récemment à la télé les Cookie Dingler, bien épaissis, bien marqués par les ans. Et mon cœur a fait tilt, comme chaque fois que le refrain retentissait à l’époque de son succès.
Elle est si fragile… C’était l’impression qu’elle donnait à l’époque, la fluette poupée blonde au teint pâle qui venait passer quelques jours chez nous à la fin de chaque année pendant que ses parents partaient en voyage. Une occasion pour nous de faire plus ample connaissance avec Cathy, mon adorable nièce, que nous ne voyions pas très souvent
Fragile, pas facile à nourrir disait sa mère : c’est un problème, elle n’aime pas grand-chose, elle picore, mais que cela ne vous inquiète pas !  Pas facile de l’emmener en balade ou faire les courses non plus, d’après la maman ! Mais il ne fallait pas que cela nous ennuie : elle n’aime pas marcher, elle déteste aller dans les magasins, elle sera parfaitement heureuse de rester au chaud avec des jouets ou avec un livre.
Fragile ? À la maison, elle se montrait une tornade, une bombe ambulante, une incorrigible bavarde, notre Cathy. Et lorsque l’année de ses six ans, elle grimpa sur une chaise pour nous claironner, déhanchements et jeux de mains à l’appui :

« Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile,
C’est une femme libérée, tu sais c’est pas si facile
…"

elle fut accueillie par un tonnerre d’applaudissements et de rires étonnés. Pendant tout son séjour, la maison retentit du refrain de l’année – les couplets, c’était beaucoup trop compliqué pour la jeune mémoire de Cathy- qu’elle entonnait à tout moment et qu’il nous arrivait de reprendre en chœur avec elle.
Drôle de petit bout de femme qui se révéla, surtout cette année-là, bien différente chez nous de l’image qu’en donnaient ses parents. Elle aimait tout, avalait tout ce que l’on mettait dans son assiette, pressée de retourner à ses jeux, à son dessin animé à la télé. Le soir du 31 décembre, elle dégusta son saumon, son foie gras, sa bûche glacée, les yeux brillants de plaisir. J’osai lui proposer quelques pâtes de fruits et chocolats. C’était fête, tout de même ! Elle les savoura religieusement: maman, en donnait rarement, pour ainsi dire jamais, parce que c’était trop sucré, mauvais pour la santé et pour les dents !
Cathy se comporta chez nous en petite bonne femme libérée. Elle ne tenait pas en place, tyrannisait gentiment ses cousines plus âgées. Il fallait jouer à l’école, sans arrêt, et évidemment, c’était elle qui s’érigeait en maîtresse, distribuait les exercices, les punitions. Lorsque mes filles, épuisées, proposèrent que l’on aille faire un tour au centre commercial parce que jouer avec Cathy, ça commençait à les gonfler, je m’inquiétai : est-ce que cette sortie lui ferait plaisir ? Elle battit des mains, entonna sa rengaine et enfila à toute allure sa parka ornée d’un Mickey dans le dos par-dessus son jean délavé, troué aux genoux – c’était la mode –, qui avait bien du mal à tenir sans ceinture. Et ce ne fut pas facile de canaliser la fièvre acheteuse  de Cathy que nous perdîmes une dizaine de fois au rayon vêtements d’un grand magasin. La puce faisait preuve d’une prodigieuse facilité à disparaître derrière les portants garnis de fanfreluches. Tout l’intéressait, en particulier les robes, elle dont les frêles gambettes étaient toujours cachées dans les jambes de jeans ou de salopettes de velours. Il fallut faire un tour par les cabines d’essayage et Cathy revint à la maison heureuse comme une reine, portant son précieux sac contenant deux mini jupes et un collant fantaisie qu’en femme libérée, elle tenait à me rembourser avec son argent de poche. J’eus bien du mal à les lui faire accepter en cadeau !  Les cousines, elles, s’enfermèrent dans leur chambre, furieuses d’avoir passé leur temps à courir à la recherche de la petite enquiquineuse et d’être revenues à la maison les mains vides. Vivre avec Cathy, pour elles, ça n’était pas toujours si facile…
Cathy… Elle  a bien grandi, elle a toujours ce physique un peu fragile de mince poupée blonde au teint de lait. Elle est belle, lumineuse, amoureuse. Elle a mis toute son énergie à réaliser son rêve de fillette. Pas brillante scolairement, mais tellement motivée, elle est parvenue à réaliser son rêve d’enfant, devenir maîtresse d’école. Elle s’épanouit dans ce métier et ça, c’est pas si facile aujourd’hui !  Elle a aussi trouvé l’amour auprès d’un solide gaillard, large d’épaules. Le jour de son mariage, en la contemplant, debout, rayonnante aux côtés du grand garçon qui la couvait du regard, j’ai presque eu envie de lui susurrer… au marié :
"Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile,
C’est une femme libérée, tu sais c’est pas si facile…"





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