Faire partager mes textes, mes coups de
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Posté le 01.01.2009 à 18:09

Que 2009 soit pour vous aussi lumineuse que ce paysage de neige!



Posté le 19.12.2008 à 17:32

 

 

 Noël, le temps des souvenirs, d'une douce nostalgie....

 

Noël inattendu
 
    Maman, papa, levez-vous, le Père Noël est passé ! 
Elles ont sauté dans notre lit, adorables poupées de neuf et cinq ans, et, à califourchon sur nos estomacs, elles nous secouent jusqu’à ce que nous consentions à nous mettre debout. Gardiennes du rite, elles nous entraînent au salon, jusqu’au pied du sapin où, la veille au soir, nous avons tous les quatre déposé nos chaussures. Nous devons être les spectateurs attentifs de leur surprise, de leur plaisir, à mesure qu’elles déballent les paquets entassés sous l’arbre. Ensuite, ce sera leur tour d’observer en riant papa et maman découvrant leurs cadeaux.
Accroupies sur la moquette, elles s’activent, tirent sur les ficelles dorées, déchirent les papiers de couleur, déballent le baladeur et les CD pour l’aînée, la boîte à musique et les livres pour la plus petite. Curieusement, elles ne manifestent pas, cette année, la joie délirante qui les fait d’ordinaire courir autour de la pièce en poussant des cris de sioux – ça, c’est l’impétueuse aînée, – m’étouffer d’un assaut de caresses et de bisous — ça, c’est mon poupon câlin de cinq ans.
 —À toi maman, dépêche-toi !...Toi aussi papa !
Elles me poussent sans ménagement vers ma vieille paire de chaussures noires.
Le minuscule paquet contenu dans la gauche renferme le médaillon que j’ai contemplé chaque fois que nous passions devant la vitrine du magasin Novbijou : je feins la surprise, pousse quelques Oh ! Ah d’admiration et me prépare à embrasser mon petit monde.
  — C’est pas fini, maman… 
 Et mes filles approchent la deuxième chaussure dans laquelle trône une boule de papier argenté encadrée de deux papillotes. J’avais cru à une décoration malencontreusement échappée du sapin. Je fais durer le suspense : un petit objet réalisé à l’école, ou en secret, à deux, chez la nounou du mercredi ?
Une fois le papier arraché, apparaît dans mes mains tremblantes une énorme orange à l’écorce luisante. Mon cœur se met à battre la chamade et les larmes me montent aux yeux.
J’ai eu maintes occasions d’évoquer avec mes filles mes Noëls d’enfant, en particulier à la lecture de leurs listes de cadeaux, trop longues et trop exigeantes à mon goût. Je leur ai souvent conté comment, le matin du 25 décembre, mes trois frères et sœurs et moi, accroupis devant la cheminée, dans la salle à manger qui servait aussi de chambre à nos parents, nous soulevions à la lumière, pétrissions dans nos mains impatientes l’orange que le Père Noël avait déposée, avec deux papillotes, dans la pantoufle de chacun d’entre nous. L’orange, un symbole de fête qui comptait tout autant à nos yeux que le modeste cadeau – livre, poupon, stylo – qui l’accompagnait…L’orange, que nous nous empressions de déguster en guise de petit déjeuner.
Ces derniers mois, affectée par le décès de ma mère, Noël approchant, Dieu sait combien de fois j’ai dû leur rebattre les oreilles à tous avec ce souvenir de mes jeunes années !
« Maman… » Deux petites voix s’inquiètent de mon silence et me ramènent à la réalité.
À côté de moi, guettant un signe, deux conspiratrices me contemplent en souriant, le regard brillant de tendresse. Le troisième larron revient de la cuisine, brandissant d’une main son cadeau habituel – une nouvelle pipe – et de l’autre un couteau et des serviettes en papier.
C’est ainsi que ce 25 décembre-là, au matin, assis en tailleur sur la moquette du salon, tous les quatre en pyjamas, pas coiffés, pas lavés, dans un concert de rires, nous avons partagé avec délice l’orange de Noël.



Posté le 29.11.2008 à 19:25
Le repas littéraire vendredi du 28 novembre 2008
A l'occasion du vingtième anniversaire de la bibliothèque du Centre social de mon quartier.
Une soirée à marquer d’une pierre blanche ! Après une première séance de lecture et échanges au centre social le mercredi 26 ( une autre Stéphanoise, Laura Mare était présente), un repas littéraire était prévu dans un bistrot du quartier géré par une association loi 1901 Utile 42.
À  partir de 18h45, arrivée des convives. Ils font connaissance entre eux et avec les intervenants : deux « liseuses » et une auteure, autour d’un apéritif fruité sans alcool. Les participants ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux du mercredi. Moins nombreux, mais on a volontairement limité le nombre de places pour permettre échanges et convivialité. Toutes les tranches d’âge sont représentées. Une famille est venue avec les trois garçons : 10 ans et deux jumeaux de huit ans.
 
19h45, nous sommes invités à prendre place à table. Je suis l’invitée d’honneur, je siège donc à la place d’honneur, ça me fait tout drôle ! Trois-quarts d’heure de bonheur avec Christiane et Sylvie, les « liseuses ». Debout derrière leurs pupitres, elles nous distillent à deux voix un choix de petits textes, des histoires de tous les jours, pleine d’humour, de tendresse, ponctuées de chants en diverses langues. Elles ont fait du théâtre dans le passé, elles débutent dans cette activité de « liseuses »qui leur tient à cœur. On sent le métier !
 
 Repas tout simple, un plat unique, c’est dans la philosophe de ce bar-restaurant qui propose des menus à petit prix le midi et n’ouvre le soir qu’aux associations sur réservation : émincé de dinde à la provençale et gratin dauphinois. Les assiettes sont copieuses et Henri, le gérant, jovial et attentif, propose généreusement de resservir. Les conversations vont bon train. Les cloportes, comme les surnomme mon amie Josiane, responsable de la bibliothèque, endossent plusieurs fois leurs manteaux pour aller fumer à l’extérieur ! Quelle pitié !
 
Le dessert est servi : coupe de salade de fruits avec boules de glace et Chantilly. C’est à mon tour d’intervenir. Je me présente brièvement et propose au public de faire connaissance avec mes livres en leur en lisant quelques extraits. Je suis dans mes petits souliers parce que je n’ai pas le métier de nos deux "liseuses" mais finalement tout se passe bien.
J’ai lu :
Un extrait de l’Intruse, une nouvelle extraite de mon premier recueil Elles et Eux
Un passage de Un Homme de Trôo
Un extrait de la nouvelle Karaoké, truffé de titres de chansons et j’ai invité le public à chanter. Ça a marché comme sur des roulettes !  
Ensuite j'ai dû répondre à beaucoup de questions sur les sources d’inspiration, le temps consacré à l’écriture, les problème de l’édition, la coécriture : c’est fou ce que ça intéresse les gens d’apprendre que l’on peut écrire à deux sans se connaître énormément et surtout sans se crêper le chignon. (Vous me direz, par mail, le risque n’est pas très grand !)
Distribution de publicités et on passe à la dernière étape : le jeu d’écriture. Écrire ensemble une histoire à partir d’une première phrase imposée. Je n’y croyais pas, ça a marché aussi comme sur des roulettes. Même les plus timides ont lancé leur petite phrase. On a pondu un texte carrément loufoque mais on l’a fait, à partir de :
« Il avait dormi d’un sommeil de plomb dans cet hôtel sordide. Mais le réveil était douloureux, très douloureux...
Voilà, une chouette soirée à renouveler. Bientôt, quelques photos.



Posté le 28.11.2008 à 16:56
En tout cas, mon blog aime Obama!
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Posté le 12.11.2008 à 16:04
Le salon du livre de Lyon
 
Partir à Lyon le vendredi 7 avril au matin depuis St Etienne en train, vous ne le croirez peut-être pas mais c’est le vrai parcours du combattant. Deux handicaps cumulés : la grève et l’effondrement des voies suite aux intempéries. J’avais pris la précaution de me munir de billets la veille à la gare où l’employée de service m’avait certifié que je pouvais sans aucun problème trouver deux TER à ma convenance. Pour une fois je bénis mon naturel anxieux qui m’a fait me connecter mille fois sur le site de la SNCF dans l’après-midi et la soirée : les informations de la brave dame n’étaient pas à jour, il me fallait passer par Roanne ou Le Coteau, en gros 3 heures de trajet pour faire 60 km. Mon cher mari, qui avait autre chose à faire, a pitié de ma détresse et me conduit gentiment en voiture.
Surprise, surprise… Qui m’attend sous le grand chapiteau de la place Bellecour ? Le grand Jean-Noël Lewandowski (on se connaît déjà… grand par le talent évidemment), le jeune Richard Keller (je ne l’ai vu qu’en photo mais à cause de ses trois poils sur le caillou, on ne peut pas le rater !) Et une tournée de bises ! Vers midi, alors que nous participons à un cocktail agrémenté de succulents canapés, voilà que se pointe un grand blond avec une chaussure noire. Mais oui c’est Stéphane Nolhart, c’est bien de lui de débarquer juste au moment où l’on sert l’apéro ! On l’attendait en combinaison de cuir et bottes de moto. Ouf, il a consenti à enfiler un jean, une chemise et une veste de velours. Et rebises ! Nous faisons  donc bande à quatre pour cette journée de vendredi.
Samedi matin, le groupe s’est étoffé  lorsque mon chauffeur me dépose près de l’entrée: la pétulante Sandra Lemage est là, la gracieuse Angela Della Torre aussi, et Elizabeth Robert, un amour de petite fille (dire qu’elle est deux fois maman, mais c’est vrai qu’en ce qui me concerne, je ne suis pas un perdreau de l’année, malgré mes quinze ans d’âge mental !), et la douce Marie Laure Bigand. Tournée de bises ! Heureusement, ces messieurs se sont bien rasés le matin… presque autant que nous nous raserons tous à certains moments sur ce salon ! Manquent encore le capitaine du navire et son second ? Ajuste tes lunettes, Danielle, Pietra et Xavier sont là depuis un moment, tu ne les as même pas vus tellement tu es occupée à papoter. Et qui vient nous faire une petite visite ? Jean-Louis Nogaro, un autre Stéphanois comme moi, (les Stéphanois sont des gens extraordinaires). Pour ne pas faire comme tout le monde, il siège sur un autre stand ! Pietra, qu’est-ce qu’elle nous a apporté Pietra ? Des livres évidemment, pas des nougats. Mais surprise, surprise pour certains : elle sort de ses valises le dernier Jean-Noël (comprenez une provision de son dernier roman), idem pour Jean-Louis, et le tout premier exemplaire du prochain livre de Stéphane. Ils en pleurent, tous les trois, heureusement que j’ai ma provision de kleenex et de l’alcool de menthe parce que Stéphane se trouve mal d’émotion !
Samedi soir, le moment que l’on attend avec la plus grande impatience parce que les salades de lentilles ou de patates du salon, ça ne tient pas vraiment au ventre, hein Richtoo, Jean-No ? Nous voilà partis en direction du Cintra, un restaurant piano bar où le repas a été réservé et où nous accompagne madame Richtoo. Elle se place très loin de son mari, de même que Franck, le mari d’Elizabeth, ce qui m’amène à réfléchir sur les difficultés, affres, tortures inhérentes à la condition d’époux ou épouse d’auteur.
Un bon moment de gastronomie et de musique, quoique, le risotto, peu l’ont terminé de peur d’être lestés et de crever leur matelas le soir à l’hôtel ! Moi qui dormais chez mon frère, j’avais surtout peur de ne pas pouvoir grimper les quatre étages (qui en valent bien huit !) conduisant à son loft.
Dimanche, retour au boulot. Le capitaine a déjà repris la route avec son second. Elizabeth et Marie-Laure nous quittent en début d’après-midi. 17h30, Jean-No, Sandra, Angella et moi plions bagage et nous voilà patis en voiture pour la gare de la Part Dieu. Il conduit vraiment bien Jean-No, il a une petite télé dans sa voiture qui lui indique le chemin et une jolie voix de femme lui dit quand il faut tourner à gauche, à droite. Je comprends qu’il aime conduire, une dame qui vous susurre des mots doux tout le long de la route, c’est drôlement sympa ! Angella et Sandra filent prendre leur TGV. De mon côté, je vais aux renseignement à l’accueil : pourquoi le tableau d’affichage indique-t-il qu’à 18h19 partent à la fois un autocar et un TER pour St Etienne ? Un vieux grincheux me regarde comme une extraterrestre, me demandant d’où je sors cette histoire d’autocar. « Du panneau, monsieur, même l’endroit où se prend le car est précisé ! » Encore plus bougon, il brasse des feuilles de papier, fait semblant de tapoter sur son clavier, va voir une collègue qui me jette elle aussi un regard noir. Pour eux, il n’y a qu’un train. Je retourne monter la garde devant la pancarte : cinq minutes s’écoulent, la ligne autocar disparaît et le TER est affiché voie J. J’y cours, j’y vole.
Comme c’est bon de retrouver son petit mari qui a fait cuire des pâtes et mis un poulet au four !
Comme vous avez pu le remarquer, je n’ai pas dit grand-chose de l’ambiance du salon, des visiteurs, de nos performances commerciales. Est-ce que c’est important, tout ça finalement ? Mais non, comme dirait mon petit Noé ! Ce qui compte, c’est que des auteurs de chez PLE éditions se sont retrouvés, ont fait plus ample connaissance, ont passé des moments précieux entre amis. Mais tout de même, je ne peux pas passer sous silence certains instants inoubliables. Par exemple, la jolie jeune fille qui se plante devant moi en souriant: "Bonjour Danielle!" Je ne la connais pas, c'est Spéciale Ka, qui fréquente le forum de Maux d’Auteurs! Et puis Cheyenne, une fidèle. Déjà passée me voir à St Etienne, elle revient dire un petit bonjour! Et cette lycéenne de seize ans qui écrit, n'ose pas montrer ses textes à quiconque mais nous assaille de questions très pertinentes sur nos habitudes d'écriture. Et ce couple, émerveillé que l'on ait pu (Jean-Noël et moi) écrire un roman à quatre mains en travaillant à distance par Internet. Ils prendront deux livres. Il faut reconnaître que ça marche fort l'argument de l'écriture à quatre mains et que Un Homme de Trôo s'est bien vendu!
Allez, un mot sur la brave dame qui jette un œil à mon recueil et à qui je demande" Aimez-vous les nouvelles, madame?". Elle me répond:" Ah ! non, alors, je regarde jamais les infos à la télé, c'est trop ennuyeux!"
Finalement, Quelle comédie la vie d'auteur qui en est encore à déployer timidement ses ailes.
 
 
 
A l'arrivée, je n'étais même pas encore installée derrière ma pile de petits livres rouges!




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