Je serai les 7, 8 et 9 novembre au salon du livre de Lyon, Place Bellecour! Si vous passez par là... stand de PLE éditions.
A peu près remise de mes émotions, je vous poste un petit compte rendu.
Samedi: je n'étais pas de service. J'ai bravé la chaleur, la foule en délire pour aller faire la bise à Georges Flipo et prendre une photo! Echange trop bref, mais je suis ravie d'avoir enfin rencontré cet ami de Net, brillant nouvelliste et romancier. Un passage rapide chez Christophe Alévêque pour acheter "Et surtout n'oubliez pas d'avoir peur" un cadeau pour mon homme. Je l'avais fini le samedi en fin de soirée (le bouquin, pas mon mari!) et je me suis vraiment amusée.
Dimanche: journée entière sur le stand. Le dimanche, la fête du livre, c'est la sortie familiale. L'entrée est gratuite, c'est moins cher que le cinéma ou un verre en terrasse, on voit du monde, et on n'est pas obligés d'acheter. Et je le dis sans animosité aucune: l'argent manque cruellement dans la ville des Verts. On passe, repasse, on tâte les livres. Vous engagez la conversation et vous vous entendez répondre: "Moi, j'lis pas!" Vous avez envie de rétorquer méchamment:"Qu'est-ce que tu fous là, conn...?" Ou bien: "Moi, les livres, j'aime juste les toucher, les tâter!' "Tâte, tâte, fais-toi plaisir, t'as les mains propres au moins?"
Quelques ventes quand même. Et quelques visites attendues: Cheyenne, une fidèle de chez Maux d'Auteurs, venue tout exprès de Lyon. Je t'embrasse, Cheyenne!
Je vais vous dire ce qui me tue dans ces salons: le voisinage! L'auteur qui fait défiler toute sa famille, la femme, le frère, la soeur, les enfants, la tata, le tonton, le papy, les gendres, les cousins, tout ça pour se vanter d'avoir fait 50 ventes en 15 minutes. Moi, il me reste très peu de famille proche et à eux, j'aime bien, qiand je peux, offrir mes livres! Et puis le camelot qui promeut ses bouquins à la criée, qui attrape le passant par le bras, lui colle le livre en main. Non, monsieur, un livre, ça se respecte, ça ne se vend pas comme un lot de serviettes éponge ou le dernier balai lave-sol à la foire du coin!
Et puis, et puis... comment rivaliser avec Hervé Vilard, Jean-Louis Debré, Ségolène (elle a trouvé le moyen de perturber la fête le samedi, les auteurs étaient fort mécontents...)
Les points positifs:
Pour moi, personnellement: j'ai eu la visite d'anciennes connaissances perdues de vue, des gens dont je ne me serais pas doutée qu'ils se souviennent encore de moi. Et ça a été un réel plaisir. Pour cela, merci la presse pour m'avoir consacré un petit article.
J'ai distribué les petites pubs fournies par ma maison d'édition, sans gaspillage inutile: apparemment, beaucoup de gens ont paru intéressés par le fait de pouvoir acheter en ligne sans frais supplémentaires.
Enfin, j'ai une invitation pour août à un salon près du Puy dans la Haute-Loire: les organisateurs ont montré un penchant pour mes nouvelles et Un Homme de Trôo. Ils recherchent des auteurs qu'ils ont envie de faire connaître (pas des people!) Je ferai tout pour y aller si l'invitation est confirmée.
Bref, mon coup de blues passé (j'en ai toujours un après ce genre de manifestation et l'envie de tout envoyer balader), j'attends avec impatience le salon de Lyon, parce que je serai en bonne compagnie, avec la famille des auteurs PLE et que ce sera supersympa!
Et je vais continuer à écrire, parce que ça me fait un bien énorme.
Pour la photo, j'attends des nouvelles de mon attachée de presse!






Une critique qui m'a fait chaud au coeur, celle de Georges Flipo, nouvelliste(La Diablada, Qui comme Ulysse aux éditions Anne Carrière) et romancier ( Le vertige des auteurs aux éditions Le Castor Astral.)
Une deuxième de Richard Keller, auteur.





J'aurai le plaisir de participer à la fête du livre de Saint-Etienne sous le grand chapiteau, avec la Librairie de Paris. J'y présenterai mon dernier "bébé" Quelle comédie la vie" paru en septembre 2008 (à découvrir dans ma rubrique Mes livres".) Egalement Un Homme de Trôo et Elles et Eux pour ceux qui auraient raté ces deux "best-sellers de 2006!
Rendez-vous les vendredi 17 octobre matin et dimanche 19 octobre toute la journée.

Annoncé pour fin juillet, puis mi-août, puis fin août, il est enfin sorti des presses de l'imprimeur.
Quelle comédie la vie!
16 nouvelles inédites!
4ème de couverture:
Prix 12 euros frais de port compris.
Peut se commander chez l'éditeur-libraire:
Extrait de : Deux petits pieds, une des nouvelles
"Bien cachée sous la pile de soieries, un coffret en bois verni attire mon attention. La clé dorée une fois tournée dans la serrure, le couvercle doublé de velours grenat levé, apparaissent un paquet de lettres entouré d'un ruban rouge et des photographies, en vrac, de formats différents. Sur celle du dessus, c'est un gros plan du visage de papa, creusé par la maladie et pourtant éclairé d'un sourire lumineux qui me saute aux yeux. Une tête de femme aux cheveux clairs, courts et bouclés, que j'ai du mal à identifier, repose sur son épaule. Sa plus jeune sœur, tante Claudie, peut-être… Pourtant papa détestait se faire photographier; il fallait toujours le supplier pour qu'il consente à poser en famille. Les autres clichés sont, hélas, plus explicites. Papa et une petite femme blonde, main dans la main, debout au pied de la statue de la Bonne Mère à Marseille. Papa et une petite femme blonde bras dessus bras dessous devant la fontaine des Quatre sans culs à Chambéry. Papa et toujours la même petite bonne femme blonde blottie contre lui au milieu d'un parc de verdure. Celui du château de Versailles, me semble-t-il. Maman mesure un mètre soixante dix-huit et j'ai toujours envié sa chevelure brune attachée en une longue natte qui lui descend presque jusqu'à la taille quand elle ne la relève pas en un chignon compliqué..."





