Faire partager mes textes, mes coups de
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Posté le 22.08.2007 à 12:02

Comme d'habitude, un peu de pub pour les auteurs que vous ne verrez pas en tête de gondole chez vos libraires ou qui ne seront pas invités chez PPDA and Co, mais qui n'en sont pas moins bourrés de talent.

Je connaissais  Alain Emery pour ses nouvelles,  je ne l'imaginais pas en auteur de roman policier. En fait, "Erquy " est un policier d'un style assez particulier. L'intrigue défile en images sur un fond de voix off: celle de l'homme qui a su à force d'obstination découvrir pourquoi la jeune et jolie Lorette s'était suicidée vingt ans plus tôt,  l'homme qui se décide à briser le silence. Pourquoi? Je vous laisse le plaisir de le découvrir vous-même. Particulier aussi parce que celui qui s'acharne à découvrir la vérité n'est ni  détective privé, ni  flic, ni impliqué dans la série de mystères qu'il veut percer à jour. Juste un homme épris de vérité, éminemment sympathique. J'oubliais: l'auteur nous offre en prime un vrai dépaysement en Bretagne.

Editions Astoure, 8 euros. Se commande sur le site de la FNAC, entre autres.



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Posté le 06.08.2007 à 19:05
 
 
Il était tellement persuadé qu’il en avait fini avec l’amour, la passion, le sexe !  Que depuis la brutale disparition de Sonia, dix ans plus tôt, il  n’y avait plus place dans sa vie  que pour ses cours de philosophie, ses recherches à l’Université. Et voilà que les pleurs d’une poupée brune avaient suffi à réveiller des sentiments, des désirs qu’il croyait définitivement éteints. En quittant l’amphithéâtre, il l’avait aperçue, prostrée au dernier rang.
— Ça ne va pas, jeune fille ?
Devant les yeux rougis levés vers lui, il s’était senti fondre de tendresse, l’avait prise par le bras et emmenée prendre un verre au bistrot du coin.
Installée devant un café crème, larmes rapidement séchées, elle l’avait noyé sous des cascatelles de paroles décousues,  mêlant sa rupture avec son petit ami, sa mésentente avec sa mère, son découragement devant ses résultats lamentables et autres déconvenues. Au bout de quelques minutes, le regard du professeur avait quitté les volubiles lèvres roses pour remonter vers le nez mutin, les joues ambrées, la crinière de jais balayant les épaules rondes dévoilées par le tee-shirt à bretelles. Puis il était redescendu sur les seins ronds pointant sous le coton léger, la taille bien dessinée, les cuisses moulées dans le jean délavé.
Lorsqu’elle avait conclu sur un : « Ça m’a fait du bien de parler ! On peut se revoir ? », il s’était surpris à lui donner son numéro de téléphone, son email. Ils se rencontraient en secret depuis trois semaines. Le sexagénaire, subjugué, ne voulait pas s’interroger sur les motivations de cette beauté éclatante de jeunesse, dont tous les soucis semblaient s’être miraculeusement envolés. Ce dont il était sûr, c’était qu’elle ne se contenterait pas longtemps de baisers, de caresses et que le désir de satisfaire pleinement la pulpeuse demoiselle le tenaillait, lui,  jour après jour. La contemplation de son membre fatigué, languide, au sortir de la douchele remplissaitd’inquiétude.  Christa le voudrait  fougueux, avide. Saurait-il le redevenir, après tant d’années d’abstinence ? Il avait pensé au médicament venu des USA dont on disait grand bien mais répugnait à solliciter une prescription auprès de son médecin et ami. Le Net lui fournit la solution. Dès la livraison du précieux paquet, il invita Christa chez lui pour un dîner d’amoureux.
 Le couvert était mis sur la terrasse. La belle, gourmande,  animait l’heure vespérale de son incessant babillage. Aux ululements d’une chouette,  elle gloussa, l’œil aguicheur, en reprenant du foie gras, que c’était un heureux présage ! Lui la dévorait des yeux, attendant avec anxiété le moment béni de la conduire vers l’extatique finitude. D’après la notice, il lui restait encore une bonne heure à patienter. Mais au moment où il apportait le dessert, d’étranges fourmillements, des soubresauts intérieurs le parcoururent tout entier. Une chaleur l’inonda des pieds à la tête. Il ne fut bientôt plus maître de son corps secoué par un véritable maëlstrom. Il se précipita vers Christa : «  Oublions le vacherin, je te veux, tout de suite,  … » Le reste de ses paroles se perdit en borborygmes tandis que sa vue se brouillait et qu’il s’effondrait sur la moquette en haletant.
À vouloir mettre toutes les chances de son côté, on prend des risques inutiles. Son médecin lui aurait précisé qu’une seule pilule suffisait !


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Posté le 28.07.2007 à 10:11
Raffarin conspue Sarkozy
devant la préfecture du Rhône !
Le médium homonyme de l'ancien Premier ministre a exhibé une banderole injurieuse envers le chef de l'État
Avec un patronyme pareil, Denys Raffarin ne passe pas inaperçu et a su jouer d'une certaine homonymie pour faire prospérer son activité de médium auprès des médias.
Ce Bordelais de 48 ans, fixé à Nîmes mais ayant des attaches familiaiés à Saint-Étienne et à Lyon où il a ouvert en 1999 son cabinet sur les pentes de la Croix-Rousse, a été interpellé mardi à 14 heures devant les grilles de la préfecture après avoir accroché sur son véhicule une banderole traitant le président et la garde des Sceaux de noms d'oiseaux.
Il a été présenté au parquet avec un certificat le déclarant apte à répond­re de ses actes. Le même parquet au lieu d'aiguiller l'affaire devant la cham­bre des comparutions immédiates a préféré ouvrir une information avec la désignation d'un juge d'instruction. La justice aimerait en savoir un peu plus sur le profil psychologique et surtout les motivations du médium réclamant aussi un statut pour les professionnels de la voyance et le règle­ment d'un dossier de garde d'enfant dont il se dit spolié.
Dans l'attente d'une expertise et d'une enquête plus approfondie, il a été lais­sé sous contrôle judiciaire.ll avait déjà été condamné pour une affaire d'ou­trage similaire remontant à 2005. A cette époque, il visait moins haut, s'agis­sant d'agents du fisc.


Le progrès, édition Rhônes Alpes 27/07/2007

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Posté le 22.07.2007 à 18:12
 
 
 
Couplet 1
Dans la cour d’une école de mon quartier,
J’ai regardé les enfants qui jouaient.
Visages blancs ou jaunes ou teint bronzé,
Cheveux de lin, crinière lisse ou frisée.
Et tout ce monde-là riait,
Et tout ce monde-la chantait,
Fallait voir ces petites mains
Frapper avec le même entrain.
 
Refrain 1
L’enfant se moque bien des différences,
L’enfance est l’âge de la tolérance,
Que le petit copain soit brun ou blond,
Qu’importe, s’il sait taper dans un ballon,
Une petite copine aux yeux bridés,
Elle aussi sait jouer à la poupée. 
 
Couplet 2
Sous le porche d’une église de mon quartier,
J’ai aperçu un couple qui sortait,
Elle toute blanche dans ses voiles de mariée,
Au bras d’un grand garçon noir appuyée.
Fallait voir l’éclat de leurs yeux,
Le soleil qui brillait sur eux !
Et la musique de leur sourire
Etait un hymne à l’avenir.
 
Refrain 2
L’amour ne connaît aucune barrière,
L’amour se rit de toutes les frontières.
Comme un peintre mélangeant ses couleurs
La vie se plaît à réunir les coeurs,
Et que l’on soit né ici ou ailleurs,
Il suffit d’être deux pour le bonheur.
 
Couplet 3
Et lorsque la mort nous appellera
Et qu’au cimetière on nous conduira,
Si par hasard il y a un au-delà,
Sûr que l’on ne nous demandera pas :
Viens-tu de Rome ou de Rio,
De Paris ou San Francisco
Viens-tu d’Afrique ou d’Angleterre ?
Nous serons tous cendre et poussière.
 
Refrain 3
Alors pendant que nous sommes sur terre,
Arrêtons donc de nous faire la guerre,
Ouvrons, ouvrons tout grands les bras,
Jetons les préjugés à bas.
Ouvrons, ouvrons tout grands les cœurs,
Petits et grands de toutes les couleurs
petits et grands de toutes les couleurs...
 


Posté le 22.07.2007 à 18:08
J’m’appelle Raymond
C’est mon prénom,
Ça n’est pas très original
Mais c’est pas ça qui fait l’plus d’mal.
 
Les policiers
Font qu’à s’marrer
Quand j’sors ma cart’ d’identité
Et qu’ils voient que je suis français
 
Quand ils rigolent,
C’est qu’j’ai du bol
Sinon ils m’embarquent dans l’fourgon
Et direct jusqu’au violon.
 
J’m’appelle Raymond
C’est mon prénom,
Ça n’est pas très original
Mais c’est pas ça qui fait l’plus d’mal.
 
Dans mon lycée,
Ça va OK
J’ai des copains et des copines
Qui jugent pas les gens sur la mine
 
Y a qu’en français
Qu’ça l’fait bisquer
Qu' ce soit pas un Dupont grand teint
Qui ait toujours dix-sept sur vingt.
 
J’m’appelle Raymond
C’est mon prénom,
 Ça n’est pas très original
Mais c’est pas ça qui fait l’plus d’mal.
 
Dans le tramway
Les p’tites mémés
S’accrochent à leurs petits sacs
De coeur que je leur piqu’ leur fric.
 
Si j’donn’ma place
De bonne grâce
Faut pas croir’ qu’elles me disent merci
Elles posent leurs fesses avec mépris.
 
J’m’appelle Raymond
C’est mon prénom,
Ça n’est pas très original
Mais c’est pas ça qui fait l’plus d’mal.
  
Y ades cinglés
Qui vont bronzer
Qui se font même faire des UV
Pour avoir l’teint ensoleillé
La mod’maint’nant
C’est plutôt l’blanc
Gardez vot’teint de lavabo
Vous évit’rez bien des accrocs.
 
J’m'appelle Raymond
C’est mon prénom
Et mêm’ si j’suis né a Beauvais
J’suis un petit café au lait.
 
 
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