Faire partager mes textes, mes coups de
83 billet(s) - 155 commentaire(s) - 8734 visiteur(s) au total - 9 visiteur(s) aujourd'hui
Posté le 08.07.2007 à 19:09

À la vue, à la mort Françoise Guérin
Prix du premier Roman Festival de Cognac 2007
 
Editions du Masque
 
 
Amateurs de polars, vous ne pourrez que vous régaler ! On s’attache à la personnalité de Lanester, profileur qui perd brutalement la vue sur une scène de crime. Il y a de quoi : une victime énnuclée, un œil noir peint au plafond au-dessus du corps ensanglanté. Et Caïn, le mystérieux meurtrier récidive. Et Lanester ne lâche pas l’enquête en dépit des difficultés qu’il rencontre. Ce voyage au sein de la nuit du crime, de la sienne aussi, lui permettra de trouver des réponses à ses interrogations existentielles.


Posté le 02.07.2007 à 11:01

 
Conte d’aujourd’hui
 
C’était un beau roman, une belle histoire, une romance d’autrefois qui se termine aujourd’hui tristement dans le brouillard. Elle a eu  pour cadre le petit royaume de Saussialie, à deux pas de chez nous.  À sa tête régnait le roi Benoît, heureusement secondé par la reine Madeleine. Tous deux se connaissaient depuis leurs vingt ans, avaient fait les mêmes études, partageaient les mêmes valeurs, le même souci du bien être de leur sujets. Benoît était considéré comme un bon souverain. Madeleine avait su concilier ses multiples engagements avec une existence de femme aimante et de mère attentive. Quatre beaux enfants étaient venus agrandir la famille au sein de laquelle, aux yeux de leurs proches, à savoir leurs nombreux courtisans et conseillers, régnait un bonheur sans nuage.  Las, la cinquantaine venue, les enfants élevés, on ne sait quelle mouche vint piquer la reine Madeleine chez qui grandit jour à près jour une ambition démesurée. Il apparut clairement que la coquine souhaitait s’emparer du pouvoir, détrôner son époux. Benoît,  placide, s’efforçait d’ignorer les curieuses sautes d’humeur de sa compagne. Lui offrait-il  une rose rouge – de celles qu’elle avait toujours aimées, comme lui – elle l’écrasait rageusement au sol, réclamant des fleurs bleues, pour changer.   Des bruits commencèrent à courir. Madeleine, soudain coquette, relookée à la manière d’un top model, aurait pris pour amant le jeune comte Alain Descenbourg. Benoît, dont les bonnes grosses joues colorées commençaient à pâlir, las de déambuler en  solitaire dans les couloirs du palais aurait trouvé consolation dans le lit d’une journaliste. Les soupçons s’installèrent, se confirmèrent, les querelles se multiplièrent. Après une soirée de discussions qui les laissa tous deux exténués, le couple décida de se  séparer. L’entourage fut frappé de consternation.
Il faut savoir qu’en Saussialie, le souverain est traditionnellement élu par les courtisans. S’il ne commet pas d’énormes bévues, il peut rester sur le trône dix ans, voire plus. La mésentente de Madeleine et de Benoît, tant au plan affectif qu’à celui de l’exercice du pouvoir donna à réfléchir à la cour. Toutes ces prises de position contradictoires, par médias interposés, cela faisait vraiment désordre vis-à-vis du peuple, sans parler des pays étrangers auprès desquels la Saussialie risquait de perdre de sa crédibilité. De plus, un des enfants n’avait-il pas ouvertement pris fait et cause pour sa mère ? C’en était trop ! Il était clair qu’il fallait organiser des élections et faire le BON choix. Les candidats ne manquaient pas, le comte Cassius et le baron Dehescats, entre autres,  lorgnaient depuis longtemps la place. Mais il importait d’éviter  à tout prix le renouvellement de ces fâcheuses rivalités familiales.  Il n’y avait pas trente-six solutions, on n’allait tout de même pas mettre un ecclésiastique à la tête du pays ! C’est ainsi qu’à l’issue du vote des courtisans, Madeleine, furieuse et Benoît, marri, n’obtinrent aucune voix et que le baron Bernard Dunoé s’installa sur le trône de la Saussialie. Affaire à suivre.
Aucun commentaire - Poster un commentaire


Posté le 25.06.2007 à 18:53
Comme moi, vous aimez les forums ? C’est en effet un réel plaisir d’échanger sur ses sujets de prédilection, de s’y créer des affinités, des amitiés. Je fréquente essentiellement les forums littéraires et en gère un. Je ne parlerai donc que de ce que je connais.
Il est une espèce qui tend à s’y développer et que j’appellerai, faute de mieux,  le  parasite de forum.
Il se faufile en rampant prudemment, commence par semer quelques  commentaires pertinents ou anodins, puis rapidement prend de l’assurance, et déploie son artillerie, envahissant l’ensemble des rubriques et les  polluant de ses interventions intempestives.
 Il a des opinions bien tranchées et n’admet pas la contradiction. Laisse-t-on échapper une faute d’orthographe, de frappe, il la relève sans délai et l’accompagne d’une lourde plaisanterie. Si lui en laisse passer une, ou quelques-unes, qu’on lui fait remarquer gentiment, il grimpe sur ses grands chevaux, rétorque que c’est l’inspiration, l’âme du texte  qui prime et accuse l’outrecuidant correcteur de se poser en maître d’école ou en professeur. On  monte un projet, un groupe de participants enthousiastes se forme, travaille avec bonheur en suivant les règles établies.  Que croyez-vous qu’il arrive ? Le parasite s’infiltre, sème la zizanie, fustige les principes de fonctionnement. Las de polémiquer, d’être sans cesses interrompus, les adeptes du  projet baissent les bras et la belle initiative s’envole en fumée.
On lance un jeu d’écriture, sans prétention aucune, en précisant bien que ce n’est qu’un jeu, qu’il n’y a pas de prix à gagner, que l’on soumet en toute simplicité son texte au vote des forumeurs. Voilà que le pou réclame haut et fort des règles strictes, met en doute l’impartialité de l’administrateur qui reçoit les textes, les anonyme, les met en ligne.
Le parasite par ailleurs se pique d’humour, un humour si particulier qu’il ne fait rire que lui  : jeux de mots vaseux, accumulation de smileys, j’en passe et des meilleurs…
C’est aussi un enragé des concours. Il les connaît tous, les fait ou les a tous faits dans le passé. Pour peu qu’il soit lauréat, il vous balance le palmarès en lettres de 50cm. Diable, au cas où l’on ne verrait pas son nom ! S’il pouvait accrocher à sa veste tous les prix, accessits reçus comme un militaire ses médailles, on aurait droit en guise d’avatar à une splendide photo du parasite en grand uniforme !
Enfin, pour passer le temps, il répond lui-même à ses messages, une fois, deux fois trois fois.
Faites gentiment et en privé remarquer à l’envahisseur qu’il devrait mettre la pédale douce, il appuie sur l’accélérateur, criant à la censure. Passez un petit coup d’insecticide, il résiste, le bougre ! À demi- anesthésié sous un pseudo, il revient sous un nouveau, quand ce n’est pas un troisième !
Vous qui forumez, en littérature ou ailleurs, vous en connaissez sûrement de ces pédants, prétentieux, enquiquineurs, empêcheurs de tourner en rond ? Rassurez-moi, ce n’est pas une spécificité des forums littéraires ?
Et pour conclure, ma foi, au lieu de mener une guerre d’usure qui n’use en fait que celui qui la mène et pas l’ennemi, la meilleure tactique, c’est sans doute d’ignorer le parasite. À force de piquer dans le vide, il finira peut-être par disparaître.


Posté le 20.06.2007 à 16:21

Si vous aimez les romans policiers, si vous avez  dix petits euros à dépenser (si vous ne les avez pas, économisez-les!), ce polar dont l'action se passe à Saint-Etienne les vaut largement. C'est le second ouvrage d'un auteur du coin qui est en train de tailler sa place dans la cour des grands.

Le dépôt d'un brocanteur incendié apparemment sans raison, le meurtre d'une vieille dame dans une maison de retraite, un candidat frontiste qui se démène curieusement à la veille des cantonales, quel est le lien entre ces évènements? Le capitaine Séverine, policier éminemment sympathique, dénouera peu à peu les fils: une histoire lointaine (dans le lieu et le temps, trente ans auparavant au Chili) ressurgit et sème le trouble dans la cité ligérienne.

En vente dans toutes les bonnes librairies.



Posté le 20.06.2007 à 12:11
Ma grande sœur veut mon bonheur
 

"Tu viens déjeuner à la maison dimanche, il y aura des collaborateues de Jacques; ça te fera du bien de rencontrer des gens intéressants. Je t'ai pris rendez-vous chez mon coiffeur. Samedi 11 h. A dimanche, Margot chérie!"

Elle a déjà raccroché. Je ne sais pas dire non à ma sœur aînée. Elle s'est toujours crue obligée de prendre sous son aile la cadette pas très jolie, absorbée par ses chères études. ELLE, a décroché le cocotier, comprenez: épousé le PDG de ses rêves. Son obsession : faire mon bonheur, à l'image du sien.

Son Figaro m'a concocté un chignon bouclé, "revient à la mode, très chou", qui me donne l'impression de transporter une choucroute garnie. À l'aide, rendez-moi ma queue de cheval !
J'arrive, en jeans et col roulé. Annie m'entraîne dans sa chambre : " Je vais te prêter une petite robe, une de celles que je portais après la naissance de Liza; avec tes ballerines, ça ne jurera pas trop." (Et vlan, rappelle-toi soeurette tes quelques kilos superflus, tes 39 fillette impossibles à caser dans mes escarpins 37.)  Séance de maquillage, et j'entre dans la salle à manger déguisée en poupée Barbie. Je me sens mal mais le pire est à venir.
On me présente au couple Flora-Gilles et à Francis, ingénieur dans l'entreprise du beauf. Naturellement, on me place à ses côtés. Pauvre célibataire qu'il faut aider à se caser… Yeux qui se croisent, dents nicotinées, il est avenant mon voisin ! Et il fleure bon le gel et les chaussettes sales.
Annie vante mes brillantes recherches en statistiques et probabilités. "Barbare ! s'exclame Gilles tandis que Flora soupire : "Après une thèse, il sera bien tard pour faire des enfants !" Encaisse, Margot ! Annie apporte l'entrée : des escargots, parce que sa petite sœur en raffole. Nom d'une pipe, elle sait bien le mal que j'ai à manipuler les pinces ! Une coquille grasse gicle vers la cravate de Gilles. Et hop, une deuxième vers les lunettes de Flora. Ecarlate, je continue…avec les doigts. Grande soeur enchaîne sur un autre de mes talents : les comptines que j'excelle à composer. Chic, je vais pouvoir parler de cette passion. " Une souris grise… escargot margot montre-moi tes cornes …" chantonne mon beauf. Je blêmis: le mois dernier, je croyais filer le parfait amour avec Stan jusqu'à ce que je le trouve au lit avec ma voisine. Par bonheur, l'arrivée du gigot déclenche un débat sur la qualité des viandes. On m'ignore, jusqu'au café.
—Vous n'avez pas apprécié ce repas, n'est-ce pas ?" L'inflexion presque tendre me surprend agréablement.
— Pas vraiment !
— Moi non plus ! J'ai du travail en retard et je sens que vous mourrez d'envie de rentrer chez vous. Je vous raccompagne ?"
Louable intention, je l'embrasserais presque, le Francis !
Un quart d'heure plus tard, la voiture stoppe devant chez moi. Je m'apprête à prendre congé lorsque l'ingénieux ingénieur m'agresse, bouche en avant, paluches pétrissant mes seins. "Pour me remercier de t'avoir ramenée, sois pas bégueule !" La claque magistrale que je lui assène calme ses ardeurs. Je fuis.
Chignon défait, je m'installe devant mon ordi, clique sur mon icône statprobas. J'oublie l'enfer du déjeuner. Mon bonheur, Annie, ne t'en occupe plus. Il est là, pour l'instant, dans Statistiques et probabilités.



<<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | Page suivant >>>

Blogs / Annuaire de blogs - Annuaire de blogs - Décos pour blogs - Forum de blogs
Webcam sexy : filles en direct - Boutique de sextoys

Suivre le flux rss/XML de ce blog