Faire partager mes textes, mes coups de
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Posté le 12.06.2007 à 20:28

 

Il fallait y penser

  —Tension 22. Pouls accéléré. Température 40. Sans compter….

Le docteur Prin jeta un nouveau regard inquiet au contenu sanglant et nauséabond du pot de chambre que Victor avait laissé près de lit pour le lui montrer dès son arrivée et décréta.

 —   Il faut l’hospitaliser d’urgence. 

 — C’ ’est que… 

 Le pauvre Victor regardait d’un œil navré la créature monstrueuse au visage bouffi de graisse, à l’embonpoint qui laissait supposer la prochaine naissance de sextuplés, voire plus.

   — C’est que… 

 Prin soupira et, se grattant la tête avec perplexité.

     Je vous avais pourtant prévenus, tous les deux. Elle ne pouvait pas continuer à grossir de cette façon. Les médicaments n’étaient qu’une aide, mais pour le régime, la psychothérapie, vous avez toujours fait la sourde oreille.

    Vous savez docteur, depuis qu’elle ne se levait plus, un demi-poulet et un kilo de pâtes lui suffisaient. Et le matin elle ne pouvait plus avaler qu’une baguette au petit déjeuner.  Mais comment on va faire, ma pauvre Marguerite…

      Sept étages, pas d’ascenseur… Et l’escalier est si étroit que les ambulanciers ne pourront pas passer avec un tel chargement…

        Dites, Docteur, et les pompiers, avec la grande échelle, par la fenêtre ?

      Bonne idée ! Je les appelle et j’explique la situation.

En prononçant le mot fenêtre, Victor s’était approché de celle de la chambre : il aperçut alors à sa gauche la plate-forme élévatrice sur laquelle on chargeait précautionneusement le bahut du voisin et suivit la progression du volumineux objet en direction du camion des déménageurs Portetout. Elle était là la solution. Dans sa joie, il se retourna vivement vers le lit, renversant le lampadaire hérité de belle-maman.

Dix minutes plus tard, un détachement de pompiers était sur place : le commandant Lebon avait réquisitionné les services de l’entreprise Portetout dont le responsable n’avait su que hoqueter : « Quelle gageure ! » On arrima solidement Marguerite enroulée dans une couverture sur le monte-meuble et la lente et périlleuse descente commença sous la surveillance de deux techniciens déménageurs et de l’équipe de pompiers.  Sans oublier les badauds qui ne se privaient pas de pousser des Oh ! et des Ah ! tout en se tenant à distance raisonnable. « On sait jamais, murmura en ricanant un ado de l’immeuble à son copain, tu vois pas que l’engin se décroche… Pas envie de prendre un coup d’hippopotame et de finir comme une crêpe, moi ! »

Vers vingt heures, Marguerite, quelques morceaux de sparadrap ornant une joue égratignée au moment de franchir la fenêtre, ahanait faiblement dans son lit d’hôpital. Victor surveillait la perfusion en caressant les jambonneaux – pardon – les avant-bras de l’amour de sa vie.

— Ma chérie, mon cœur, tu as eu si mal quand on a perdu notre petit Léo. Tu vas voir, on va te retaper. On repartira à zéro. Tu te souviens quand on s’est mariés, que tu as ouvert le bal dans ta belle robe blanche : une fée, légère, ma petite plume d’oie, tu te rappelles comme tu aimais ne nom-là ?







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Posté le 12.06.2007 à 20:24

Merci grand-père

 Je n’en revenais pas. Elle avait pris le train, un taxi avec ce colis d’un mètre sur 80cm enveloppé dans une triple épaisseur de papier kraft ! « Un cadeau, qui ne pourra que te faire plaisir puisqu’il te rappellera la maison » murmura-t-elle avec une mine de conspiratrice. Sans même ôter son manteau, elle déshabilla religieusement la chose et s’empressa de l’accrocher dans mon salon à la place que je destinais à mon Kandinsky. Je retins un cri d’horreur et  entraînai maman faire ce qui lui faisait plaisir à elle : courir les boutiques en ville. Au retour, je m’effondrai, épuisée, sur mon canapé, les yeux rivés au tableau d’une incroyable banalité qui réveillait en moi mille souffrances cachées. Je la détestais depuis mon enfance,  cette peinture de la gare de P., oeuvre de mon grand-père maternel à qui maman vouait une admiration sans bornes.  Il s’était appliqué, papy : tracé géométrique des rails, détails de l’arrière de la locomotive, 100% figuratif, mieux qu’une photo ! Un coup de flemme l’avait empêché de peindre l’intégralité du bâtiment abritant la salle d’attente  dont on n’apercevait que deux morceaux de fenêtre. Maman en était fière comme d’un Renoir, c’est tout juste s’il ne fallait pas faire une génuflexion devant Le tableau qui ornait un mur de la salle à manger. Grand-père, un vieillard qui puait le tabac, l’urine, et s’arrangeait pour fourrer sa main dans ma culotte dès que maman tournait le dos. Heureusement, à mon cinquième anniversaire, une crise cardiaque avait mis fin à ses explorations. Quelques années plus tard, lorsqu’on m’annonça que papa était parti pour un grand voyage, je passai de longs moments à observer  la fillette vêtue de blanc plantée par grand-père dans le coin droit du tableau. Je m’imaginais à sa place, debout derrière la barrière de bois, attendant papa qui finirait bien par revenir et descendre un jour de ce vilain train. Pour lui, j’aurais mis ma plus jolie robe.

Pendant mes années d’études, la  seule vue du tableau suffisait à pourrir mes dimanches : lugubre ciel nocturne au-dessus de la gare, aussi triste que l’uniforme marine que j’allais devoir endosser avant de prendre le train pour rejoindre l’internat, aussi sinistre que le morceau d’horizon que j’apercevrais du dortoir avant de m’endormir en larmes chaque soir…

Un coup de sonnette interrompit mes pensées mélancoliques. Léa, probablement, qui devait se charger des boissons pour ma pendaison de crémaillère le lendemain. Mais j’ouvris la porte à un fou furieux qui m’empoigna par les épaules et me poussa vers le salon. Je l’avais oublié, celui-là, Alex, un ex, qui ne digérait pas notre séparation et m’avait inondé de textos menaçants. Tandis qu’il m’écrasait contre lui en m’injuriant, j’évaluai mes chances de résister au colosse aux forces décuplées par la colère. Infimes. Je feignis de mollir sous un baiser aviné et réussis à le repousser. Son dos heurta le bahut. Un bruit sec, et le violent se retrouva à genoux, assommé par le tableau de papy fort opportunément mal accroché par ma chère mère. 

Un cadeau qui me ferait plaisir, avait-elle dit. Finalement, elle n’avait pas tort !








Posté le 07.06.2007 à 19:20

Ne pleure pas Jeannette

 Tu marchais à petits pas pressés, Jeannette, parce que tu n’aimes pas être en retard, parce que la rue est généralement déserte. Ce matin-là, de bonne heure, tu as aperçu une voiture garée le long du trottoir et deux hommes qui avaient l’air de s’avancer dans ta direction. Tu n’as pas eu peur, tu t’es même sentie rassurée en reconnaissant les uniformes bleus. Des policiers, pas de souci à te faire. Mais ils t’ont barré la route, Jeannette. Contrôle d’identité. Ils voulaient voir tes papiers. Et toi, tes papiers, enfin ta précieuse carte d’identité plastifiée, tu l’avais laissée à la maison, par précaution, de peur qu’on te la vole. Pauvre Jeannette. Tu leur as expliqué aux deux hommes en bleu qu’il n’y avait pas de problème, que tu la leur apporterais dans la journée au commissariat. Ils ont ri. Tu leur as proposé de t’accompagner chez toi pour que tu la leur montres, ta carte nationale d’identité. Tu leur aurais même montré tes quittances de loyer, tes fiches de paie, tes quittances d’électricité, tu n’avais rien à te reprocher. Ils n’ont rien voulu entendre et tu t’es retrouvée embarquée au poste sans ménagements. Ils étaient tellement contents d’avoir mis la main sur une sans-papier, encore une. Leur patron serait satisfait, c’était bon pour l’avancement, pour les statistiques, et tout et tout…  Ils t’ont traitée comme une délinquante. Tu as eu droit à une fouille en règle. Elle n’a eu aucune pitié la fliquette qui t’a regardée te déshabiller, a lourdement insisté : « La culotte aussi, qu’est-ce que tu crois ? Ben dis donc, on voit que t’as l’habitude de te dépoiler souvent, tu fais ça bien ! » Tu tremblais, tu pleurais, Jeannette. Tu n’avais même plus le cœur à ouvrir la bouche pour répéter que tu étais française et que tu l’apporterais ta carte d’identité. D’autant plus que ça les faisait hurler de rire, les mecs comme la femme, quand tu répétais que tu étais française ! Et les larmes coulaient sur la peau noire de tes joues.

Bien sûr, l’affaire s’est arrangée par la suite. Tu as été reçue par un haut fonctionnaire qui  t’a présenté de belles excuses, mais toi, tu ne l’oublieras pas ce moment d’humiliation, ce moment où l’on t’a traitée comme une moins que rien.

J’aimerais te rencontrer, Jeannette. On prendrait un verre ensemble, je te raconterais des histoires un peu moins lamentables que la tienne mais tellement bêtes et méchantes qu’on arriverait peut-être à en rire, tout au moins à en sourire. Je te raconterais comment un flic imbécile, à l’époque où les cartes d’identité se faisaient au commissariat de quartier, s’était esclaffé devant ma demande de renouvellement : « Z’avez épousé un étranger ! Z’êtes plus française, saviez pas ? Peux pas refaire votre carte, faut aller au tribunal chercher un papier. Et fonctionnaire, en plus, ben, faut qu’elle se dépêche la petite dame si elle veut pas perdre son boulot ! » Il était content, il m’avait fiché une belle frousse, le gros lard callé dans son fauteuil en skaï ! Je te raconterais comment certains voisins ne répondaient pas au bonjour de la femme du Noir, au sien encore moins ! Comment des mamans à la sortie de l’école maternelle glosaient sans vergogne sur mon ventre proéminent : « Savoir si elle va en faire un deuxième en couleur ! » Comment j’avais retiré ma fille de chez une nounou parce que son imbécile de mari la faisait marcher toute seule devant, parce qu’il ne fallait pas lui donner la main, parce qu’il ne fallait pas que les gens puissent penser que la petite bronzée aux cheveux frisés faisait partie de la famille ! Mon chèque à la fin de chaque semaine, il ne le refusait pas pour sa famille ! Je pourrais te parler de cette laborantine qui, la bouche en cœur, avait jugé bon de me féliciter d’avoir adopté deux petites filles étrangères et que j’avais mouchée en lui décochant : « J’ai eu tout le plaisir de les faire moi-même, madame ! » Et je te parlerais aussi du père de ces petites filles que deux flics bourrés comme des huîtres avaient  verbalisé un soir pour avoir grillé un feu rouge qui était aussi vert qu’une plante verte. De cette automobiliste qui avait embouti l’arrière de sa voiture et qui, refusant de reconnaître sa responsabilité l’avait abreuvé de : « T’as rien à dire, tu ferais mieux de rentrer chez toi, dans ton pays. » « Et vous, madame, avec le nez en lumignon que vous vous trimballez, vous feriez mieux de ne pas en sortir de chez vous ! » Il avait craqué, le gentil Black : ma foi, chacun se bat avec ses armes. Je te parlerais de ces petites filles qui se demandaient pourquoi elles n’étaient pas invitées à certaines fêtes d’anniversaire, de cette professeure de français, indigne de ce nom, qui se refusait à accorder une note supérieure à 12 aux bronzés de sa classe. Quant aux portes d’appartement qui se fermaient quand tu arrivais pour visiter : « Désolé, je viens de louer ! », tu dois connaître ça, Jeannette. Et les caissières qui pressent le client noir : « Dépêchons, monsieur, la dame attend derrière vous ! » La dame, elle sourit et déclare en avançant sa main ornée d’une alliance et tenant la carte de paiement : « J’ai tout mon temps, nous sommes ensemble. » Et elle s’amuse de voir la caissière changer de couleur. On pourrait passer des heures à échanger nos mésaventures. En tout cas, moi, j’en ai une sacrée collection ! On arriverait peut-être à en rire, parce que tout ce que je te raconterais là ne serait que du vieux, remonterait à pas mal d’années. Mais je crois que les larmes l’emporteraient sur le rire quand on se rendrait compte que ça n’a pas changé avec le temps, que ça ne s’est pas amélioré, que les choses ont même empiré. Et l’on reprendrait un verre, Jeannette, et on se demanderait ce qu’on pourrait bien faire pour que le monde soit meilleur, qu’il n’y ait plus de discrimination, d’abus de pouvoir. Je ne suis pas sûre qu’on trouverait la solution.





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Posté le 07.06.2007 à 19:11

Roman d'aventures, d'amour, teinté de polar coécrit avec un ami  du Net. Passionnante expérience de coécriture qui demande de chaque côté patience, humilité, et la sincérité la plus complète.

Philippe, quarante-cinq ans, pilote dans une compagnie aérienne, marié depuis cinq ans à Véronique, une hôtesse de l'air plus jeune que lui, vient d'être licencié.
En même temps, il apprend qu'un oncle décédé sans enfants lui lègue une coquette petite somme ainsi qu'un manoir en Normandie, à Bazoches sur Hoëne (Orne).
Il décide de quitter Paris et de s'y retirer comme gentleman-farmer.
Véronique démissionne de ladite compagnie et s'installe avec lui.
Dès cet instant, ce qui arrive à Philippe est pour le moins curieux.
Certains matins, il se réveille hors de son lit, puis hors de sa maison, puis de son village, de plus en plus loin, vêtu comme il s'est couché...
Pour lui, commence alors un véritable cauchemar. Sa vie bascule. Il perd tous ses repères. Entre lui et sa femme, rien ne va plus.
Heureusement, deux amis qu'il vient de se faire à la suite d'une de ces "sorties", un jeune vicaire puis un commissaire de police près de la retraite croiront à son histoire abracadabrante et l'aideront à s'en sortir.
 
 

En vente en librairie. Prix 20 euros.

(ou me contacter)







Posté le 07.06.2007 à 19:03

Les recueils de nouvelles ne sont pas vraiment prisés des éditeurs. A moins d'être déjà un auteur à succès, il est assez difficile de placer sa prose dans ce domaine. C'est cependant mon domaine de prédilection. 

Je rends hommage ici à Sylvie Delmas, auteur, éditrice, femme d'exception à l'esprit toujours en ébullition, à qui la maladie n'a pas laissé le temps de mener à bien tous ses projets. Elle a bien voulu me faire confiance tout comme j'ai eu confiance en ses conseils avisés.

Ils s’aiment, se haïssent, se montrent jaloux ou abusent de leur autorité. Mouvements d’humeur, moments d’incompréhension, difficultés à communiquer font surgir petits problèmes, affrontements ou vrais drames. En vingt nouvelles et textes courts, l’auteur se plaît à illustrer certaines facettes des relations humaines parfois bien tumultueuses. Autant d’occasions de sourire ou de rire, de frémir ou de pleurer.

Elles et Eux est en vente au prix de 15 euros, frais de port compris. ( Chez l'auteur)

Une critique originale d'une lectrice.

"Dans cette œuvre en demi-teinte, heureux mélange fait de causticité et de tendresse, de fantaisie et de générosité, à l’image de son auteure, la très attachante Danielle AKAKPO, et où burlesque et humour noir se conjuguent à la perfection pour souligner la difficulté de vivre à deux, on ne sort pas indemne d’un PREMIER CHAGRIN D’AMOUR, même s’il n’a duré qu’un seul instant. « Je me souviens pourtant qu’il n’y avait rien de sexuel dans mes rêves d’amoureux transi ». Mais qu’est-ce qui avait bien pu me séduire « chez cette petite bonne femme, ce pot à tabac, trois pommes assises » ?  La preuve, quand cette INTRUSE entra dans ma vie, et « lorsqu’elle me tendit, négligemment, une main sèche et glacée, un frisson me parcourut de la tête au pied ».  J’avais perdu toutes mes ILLUSIONS sur la gent féminine quand, après une SEMAINE INFERNALE, ma vie avait été remise en question. « Au moment du départ, sentant qu’elle s’accrochait et n’ayant aucune envie de l’emmener avec moi, je décidai d’employer la manière forte ». AU REPAS DU SOIR, alors que je m’apprêtais à lui balancer les mots préparés depuis la veille, elle a déclaré comme ça, tout à trac : tu es un DROLE DE DRAGUEUR, « Je ne veux pas savoir où tu as dormi cette nuit ». Puis, ses dernières paroles ont été PASSE-MOI LE SEL. Ca m’a cloué le bec. Après ça, elle m’a jeté un regard assassin et elle est montée se coucher. Depuis, son OMBRE me poursuit partout. Cette nuit, j’ai fait un cauchemar : elle posait entre mon ami GANDIN ET LA POISSONNIERE. « Cette matrone aux joues rouges » m’a lancé « un regard meurtrier » puis s’est écriée avant de me jeter cet horrible poulpe à la figure : « Le voyou, le traître », faire ça à ma CAMILLE MA FILLE. Dans ce MONDE A L’ENDROIT ET A L’ENVERS, je me suis dit que le mieux était de partir. Loin, très loin.  « Ce soir du 14 novembre », j’ai fait la connaissance d’une HOTESSE DE L’AIR. « Ses lèvres pulpeuses, teintées de rose, offraient la promesse de langoureux baisers ». Je pensais connaître de merveilleuses « étincelles d’amour » avec elle. Mais, à peine m’étais-je allongé sur le grand lit à baldaquin qu’elle s’est exclamée sur un ton de dépit : AH ! SI L’ON POUVAIT EN AVOIR DEUX. J’ai bien compris qu’elle était toute DESORIENTEE. Forcément ! Puis, sans s’étendre davantage, elle s’est rhabillée et s’est éclipsée sur un AU REVOIR CHARLES. Alors, je suis sorti à mon tour de cet hôtel qui me paraissait tout à coup infâme, et j’ai marché, « tête baissée, lourdement » dans la nuit noire de cet automne 83. Je me souviens que LA NEIGE ETAIT SALE. L’hiver était déjà là. J’ai pleuré tout mon soûl en invoquant ce Dieu probabiliste : DIEU, ES-TU LA ?  C’est alors que j’ai rencontré ALDO LE MACHO. Les mauvaises langues disent qu’il est ARROGANT ET LUNATIQUE. Moi, je le trouve sympa, vraiment. Quand il a vu ma détresse, il a dit : T’en fais pas mon vieux, ça, C’EST UN PETIT RIEN DE TOUS LES JOURS. « Les femmes, une de perdue, dix de retrouvées ». Allons prendre un pot pour fêter notre célibat ! a-t-il rajouté en donnant un coup de pied dans un réverbère. "

 








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