Faire partager mes textes, mes coups de
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Posté le 12.06.2009 à 20:05

 
Je ne suis pas spécialiste en matière de romans policiers. Mais j’apporterai mon avis de lectrice friande de ce type de littérature. Comme beaucoup de gens de mon âge, j’y ai pris goût avec les Conan Doyle, les Agatha Christie, les Simenon qui paraissent bien dépassés aujourd’hui. Tout comme les Mary Higgins Clark. Je n’accroche pas à Vargas, Connelly. Je suis devenue fan du Suédois Henning Mankell. Tout cela pour dire que j’apprécie un policier bien construit, bien écrit, et qui fasse travailler l’imagination du lecteur. J’ai trouvé tout cela dans La larme du poison.
Un bonheur de construction : les personnages sont nombreux, certains éloignés géographiquement, mais l’auteur consacre à chacun ou aux différents éléments de l’intrigue les concernant ou les rassemblant des chapitres relativement courts qui permettent de faire la point, de favoriser la réflexion. On ne perd jamais le fil, des jalons sont jetés ça et là, astucieusement, pour nous conduire vers le pourquoi de cet enchaînement de meurtres et suicides et vers la clé du mystère.
Le style est alerte, bien adapté au genre. Personnellement, j’ai aimé l’alternance de phrases construites et de phrases courtes, sans verbes propres à traduire ce qui se passe instantanément dans l’esprit de celui qui parle, enquêteur ou autre.
Des personnages attachants et hauts en couleur, en particulier le policier d’origine tahitienne.
Pour conclure, un bon policier, noir sans sombrer dans l’horreur absolue. Une réussite. Pour un premier ouvrage, une réussite.
Au fait, un mot de l'histoire? Extrait de la 4ème de couverture:

 

"Rennes. Un cambriolage dans les archives de la prison centrale laisse perplexe l'enquêteur tahitien Hiro Taavuna... Des dossiers de l'année 1976 ont mystérieusement disparu sans que personne ne veuille savoir ce qu'ils contenaient.
Du moins, en apparence.
A cent cinquante kilomètres de là, Joss Randall est retrouvé mort après une soirée arrosée. Affaire classée. Mais pour l'ancien gendarme Perrin, ce n'est pas aussi simple. Aidé de ses amis, il va se mettre en quête de la vérité... Peu à peu et les morts vont s'enchaîner. Rapidement, les deux affaires vont se lier. Quand vengeance et justice se confondent, que le passé ressurgit, il n'est pas bon de rester dans les parages."

 



 

 


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Posté le 29.05.2009 à 12:52

La librairie de Paris, rue Michel Rondet à St Etienne m'accueillera le samedi 6 juin à partir de 15h pour une séance de dédicaces.

Au menu: Quelle comédie la vie, recueil de nouvelles  et Un Homme de Trôo qui poursuit son petit bonhomme de chemin.

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Posté le 26.05.2009 à 13:13
Reconnaîtrez-vous la chanson?
Inespéré
Vous allez dire : « C’est complètement impossible ! » Pourtant cette drôle d’aventure m’est vraiment arrivée. Il y a deux mois, le cadavre de mon épouse a été retrouvé dans une poubelle à deux rues de chez nous. Battue, sauvagement égorgée, ma Lola. On m’a immédiatement soupçonné. Les femelles du canton, celles qui naguère montraient peu de sympathie à Lola se sont  empressées de m’accabler dès sa disparition. La voisine de palier, une vieille décrépite, a témoigné qu’elle pleurait beaucoup de jour comme de nuit. Elle ne pleurait pas, Lola,  elle chantait ! Etait-ce ma faute si elle était dotée d’une petite voix de chat écorché ? Etait-ce ma faute encore si, par malheur, dans l’étreinte elle criait « maman ! » au moment suprême ? Même sa mère, face de guenon,  a clamé que sa pauvre fille n’avait dû avoir aucune chance  face à moi, le costaud en bois dur aux bras puissants. Au diable la féminine engeance qui n’a guère de suite dans les idées !
Je leur ai pourtant dit à la police qu’avec impudeur Lola  adorait s’exhiber à la fenêtre en petite tenue, sans souci du qu’en dira-t-on et qu’il leur fallait plutôt chercher  du côté des pervers en rut d’en face, un centenaire  et un joyeux luron qui la couvaient d’un œil décidé. Mais non, dès le début de l’enquête un policier  lorgnait un endroit précis de la cuisine, un coin de carrelage taché de rouge. J’ai eu beau lui expliquer que Lola s’était blessée en coupant des patates (et comme elle ne faisait pas le ménage…), il est demeuré impassible, certain de ma culpabilité. Quant au correspondant du journal local, un scribouillard qui ne brille ni par le goût ni par l’esprit, lui aussi m’a régulièrement éreinté.
 À moins d’un miracle – « ce serait extraordinaire » soupirais-je – c’était la prison bien close qui m’attendait  et des années à contempler le ciel quelques minutes par jour à travers de larges grilles.
 Alors que, défait,  j’attendais ma mise en examen dans le bureau du magistrat, voilà que surgit tout à coup mon policier, toujours  impassible, bien que porteur d’une nouvelle pour tout dire inespérée. Il tenait le coupable : un pauvre puceau dérangé, pourtant inoffensif, bien connu pour son dandinement vers les robes des commères du quartier. Une pulsion, inexplicable, l’avait amené à trancher le cou de Lola.…
Le juge, je devrais plutôt dire la juge, bel animal que je ne peux nommer ici, m’adressa alors une œillade coquine. Croyez-moi, je n’ai pas hésité à profiter de la chance ! La suite serait délectable car ma nouvelle conquête aux jeux de l’amour vaut son prix. Malheureusement je ne peux pas la dire ici…et c’est regrettable…



Posté le 27.04.2009 à 12:08
Les manants de Calais
 
On a mobilisé des hélicoptères, des hommes en armes, des chiens pour une chasse de grande envergure. Qui fallait-il traquer ? Des animaux dangereux, une bande de criminels redoutés pour leur violence ? Juste de pauvres gens fatigués, affamés dont le seul crime est de vouloir échapper à la misère et la violence de leur pays d’origine et de ne pas posséder de titre de séjour en bonne et due et forme. Les avez-vous vus, assis à terre, hommes, femmes, enfants humiliés, tenus en respect par les représentants de l’ordre ? 
C’est pour leur bien que cette opération a été menée chante le ministre préposé à l’immigration. Ce n’est pas à eux que l’on en veut, c’est à ces escrocs de passeurs qui leur font miroiter l’eldorado. D’ailleurs, on en a arrêté des passeurs, dix. Est-il permis de rire ? Veut-on nous faire croire que les passeurs se cachent dans les environs de Calais au milieu de ces malheureux clandestins à qui de courageux bénévoles apportent nourriture et soutien ?
Qu’on ne s’y trompe pas ! Deux jours après cette vaste chasse à courre des temps modernes, le même ministre déclare qu’il faut démanteler cette « jungle » du nord-est de Calais, tout comme il annoncerait qu’il faut déclencher une vaste opération de nettoyage des détritus.
Il y a des jours où sincèrement je ne reconnais plus mon pays et où le rouge de la honte me monte au front.






Posté le 11.04.2009 à 18:09
http://danielle.nipox.com/blog/danielle.nipox.com/picture/minis/minis_11-04-2009_18-22-24.jpgJe n’ai pas pu résister à regarder l’arrivée en direct d’Obama et Michelle  à l’aéroport de Strasbourg. Je n’y peux rien, j’ai un vrai coup de foudre pour Barack.
Passons, rebelote, le lendemain matin  avec la cérémonie à Kehl. Mais là je me suis vraiment amusée à décrypter ce que pouvaient bien se raconter le Président des États-Unis et Le Président de la République française, qui colle aux basques de son homologue américain comme un toutou.
Petit Nico (regard étonné levé vers son compagnon) :
— Mince, Barack, elle est chouette ta cravate rose à rayures !
Grand Barack (posant un bras protecteur sur l’épaule du nain) :
— Merci! C’est Michelle qui me l’a choisie.
Petit Nico, regard affolé :
— T’es  sûr qu’elle fait pas un peu triste, ma cravate noire ?
Grand Barack (bras protecteur à nouveau posé sur l’épaule du petit) :
— Mais non, mais non, c’est une très jolie couleur, le noir !
Petit Nico (l’air grognon) :
— Tout de même, je crois que Carlita s’est plantée cette fois ! J’aurais pas dû l’écouter. Moi aussi, j’en ai des belles cravates en couleur ! Du coup, j’suis pas à l’aise.
Grand Barack (éclatant de rire) : 
— T’inquiète, Nick, on est pas là pour un défilé de mode ! Et le premier qui dit un mot sur ta cravate, je lui mets la tête au carré ! OK ?
Grank Barack se casse en deux, Petit Nico se dresse sur ses talonnettes. Ils échangent une accolade. Tout va pour le mieux.



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